« Dénoncer la violence n’est pas une trahison » : découvrez les lauréats du concours « Non au… »

Chaque année, le concours « Non au harcèlement » offre aux élèves l’opportunité unique de s’exprimer sur un sujet crucial : la lutte contre la violence en milieu scolaire. En 2026, cette 13e édition, particulièrement marquante, a révélé de nouveaux talents engagés, notamment dans l’académie de Montpellier, où le lycée Jules Guesde et plusieurs établissements de la région se sont distingués. L’événement ne se limite pas à un simple concours : il est le reflet d’une mobilisation intensive autour de la solidarité, du courage et de la justice, à travers la sensibilisation et la dénonciation des violences qui affectent quotidiennement de nombreux élèves.

Le ministère de l’Éducation nationale soutient avec force cet engagement, renforcé par le dispositif pHARe qui vise à généraliser la prévention et l’accompagnement face au harcèlement dans toutes les écoles et établissements scolaires. La cérémonie de remise des prix, organisée dans l’historique rectorat de Montpellier, a donné à voir des productions riches, entre affiches et vidéos, conçues par des jeunes pleinement investis dans cette cause. Leur parole porte un message direct : dénoncer la violence n’est pas une trahison, mais un acte de courage essentiel pour que justice soit rendue et pour que l’école devienne un lieu sûr pour tous.

Le concours « Non au harcèlement » : un levier puissant pour la sensibilisation et la lutte contre la violence

Depuis sa création, le concours « Non au harcèlement » s’impose comme un outil emblématique dans la lutte contre les violences scolaires. Destiné aussi bien aux élèves des écoles élémentaires qu’à ceux des lycées, il invite à la créativité et à la réflexion collective autour du thème de la violence. Par des productions variées – affiches ou vidéos – les participants transforment leurs expériences et observations en messages percutants destinés à éveiller la conscience de leurs pairs.

L’édition 2026 a notamment compté 120 créations soumises dans l’académie de Montpellier, un chiffre qui témoigne de l’engagement croissant des jeunes. Le concours n’est pas uniquement un appel à dénoncer les violences, mais également un espace d’expression où la parole des victimes, témoins et acteurs du changement trouve sa place.

Un exemple concret : le collège Jean-Moulin à Sète

Le collège Jean-Moulin, bien intégré au Réseau d’Éducation Prioritaire (REP+), a remporté le prix de la meilleure affiche interdegrés. Leur message, clair et engageant, « Signaler une violence ne fait jamais de vous une balance », résonne dans un contexte où la peur de la délation peut paralyser les victimes ou les témoins.

Ce message répond à un besoin fondamental de solidarité et de justice, rappelant que la dénonciation est un acte indispensable pour briser le silence entourant la violence scolaire. En associant l’image et le texte, cette création aide à déconstruire les idées reçues et encourage un comportement responsable et courageux face aux faits.

La portée du concours à travers les âges

Le fait que ce concours s’adresse à tous les niveaux scolaires, du CP à la terminale, lui confère une amplitude remarquable dans la lutte contre la violence. Suivant les stades de développement des élèves, les productions proposées évoluent en complexité et en profondeur. Par exemple, dans les écoles primaires, les créations sont souvent centrées sur des messages simples et des visuels adaptés, tandis que les lycéens s’attachent à construire des vidéos engageantes sur des problématiques spécifiques comme le revenge porn ou le cyberharcèlement.

Ainsi, ce concours sert de plateforme collective où la sensibilisation devient un véritable projet commun, mobilisant également des équipes éducatives et des parents pour soutenir l’ensemble du processus de lutte contre la violence.

Une cérémonie symbolique, un engagement renforcé au cœur de l’académie de Montpellier

Le 1er juin 2026, la cérémonie de remise des prix académiques du concours « Non au harcèlement » a rassemblé dans la salle du rectorat de Montpellier des élèves, enseignants et représentants institutionnels, témoignant de l’importance accordée à cette cause. L’atmosphère était marquée par un geste symbolique fort : les élèves prenaient place au centre de la salle pendant que les adultes restaient debout en périphérie, soulignant ainsi que ce sont bien les jeunes qui sont au centre du dispositif NAH.

Cette mise en lumière illustre la volonté d’écouter et de valoriser ceux qui vivent ou observent la violence scolaire, réaffirmant à chaque instant que leur parole est essentielle pour la construction d’un climat scolaire apaisé. Carole Drucker-Godard, rectrice de l’académie, a rappelé avec vigueur l’objectif ambitieux fixé à tous les personnels éducatifs : former 100 % des équipes à la lutte contre le harcèlement avant la fin de l’année 2026.

Un bilan encourageant, un horizon à consolider

Cette volonté institutionnelle se matérialise par la formation continue des équipes et l’implication des élèves ambassadeurs. Le dispositif pHARe, qui accompagne le concours, a été étendu à tous les niveaux scolaires depuis 2023, avec une ambition claire : que toutes les écoles et établissements publics et privés sous contrat adoptent un plan de prévention efficace contre le harcèlement. Grâce à ce programme, des personnels éducatifs spécialisés, des référents et des élèves formés deviennent des relais précieux pour diffuser ce message au sein des établissements.

Par ailleurs, la sensibilisation s’appuie sur des outils concrets comme le numéro 3018, qui reste un moyen anonyme et gratuit pour signaler les situations de harcèlement tous les jours de 9 h à 23 h. Ce service démontre la volonté publique de faciliter la dénonciation des violences, en rassurant les victimes sur la confidentialité et la prise en charge des signalements.

Des effets concrets dans les établissements

La restitution lors de la cérémonie révèle que depuis l’implémentation de ces dispositifs, de nombreux établissements constatent une amélioration du climat scolaire et une diminution des cas non signalés. Les lauréats 2026, par leur travail artistique et engagé, sont devenus des acteurs de changement dans leurs écoles, apportant un réel souffle de solidarité et de courage.

Des productions engagées mises à l’honneur : sensibilisation au cœur de l’action scolaire

Les créations primées dans cette édition 2026 du concours sont particulièrement révélatrices de l’état d’esprit des jeunes vis-à-vis de la violence. Le collège Gérard-Philipe, par exemple, a reçu le prix coup de cœur académique pour son affiche valorisant la différence, un message fort résumant parfaitement l’esprit d’inclusion nécessaire à la lutte contre la violence scolaire : « On n’est pas des casiers de l’école, on est des êtres humains différents ».

Cette phrase appelle à reconnaître l’humanité derrière chaque élève, une invitation à dépasser les stéréotypes et à accueillir la diversité comme une richesse. Leur engagement a été récompensé non seulement par le diplôme académique, mais aussi par un chèque de 1000 euros offert par la MAE assurance, un partenaire historien de la lutte contre le harcèlement.

Lutte contre le revenge porn : un exemple poignant au lycée Jules Guesde

Le lycée Jules Guesde, particulièrement distingué en 2026, démontre aussi l’importance d’explorer toutes les formes de violence, y compris celles plus méconnues ou numériques. Leur vidéo primée au niveau académique, puis au niveau national, traite du revenge porn, une violence insidieuse aux conséquences dramatiques.

Cette démarche est née d’un poème écrit par Joanna, l’une des actrices principales du film, qui a permis d’exprimer une réalité douloureuse vécue par beaucoup. La vidéo poursuit ainsi un double objectif : permettre aux victimes de s’exprimer et sensibiliser les potentiels agresseurs à l’impact réel et injustifiable de leurs actes. Ce projet illustre parfaitement comment la créativité des élèves constitue un vecteur puissant pour provoquer la réflexion et mobiliser la solidarité.

Analyse détaillée : comprendre le dispositif pHARe et ses impacts concrets sur la lutte contre le harcèlement scolaire

Lancé en 2023, le dispositif pHARe (Prévention, Harcèlement, Réponse) est un programme national qui vise à instaurer une culture durable de prévention et d’accompagnement contre le harcèlement scolaire. Il constitue la colonne vertébrale organisationnelle du concours « Non au harcèlement », renforçant ses actions par des formations et une prise en charge rapide des situations d’urgence.

Ce programme se déploie désormais dans la totalité des établissements scolaires, favorisant la formation systématique des personnels éducatifs et la création d’équipes ressource spécialisées. Celles-ci jouent un rôle clef dans la détection précoce des situations à risque et dans l’accompagnement des victimes. De plus, des élèves ambassadeurs formés deviennent des agents de sensibilisation auprès de leurs pairs, créant ainsi une dynamique collective contre la violence.

Les composantes clés du dispositif pHARe

Composante Description Objectifs spécifiques
Prévention Actions pédagogiques et campagnes de sensibilisation Réduire les comportements violents et favoriser un climat scolaire positif
Formation Formation spécialisée des personnels et des élèves ambassadeurs Développer une expertise interne pour identifier et traiter les cas de harcèlement
Prise en charge Accompagnement des victimes et procédures claires pour les signalements Agir rapidement pour protéger et soutenir les élèves concernés

Avec la généralisation de ce dispositif, la dynamique autour du concours « Non au harcèlement » s’inscrit dans une démarche globale de lutte contre la violence, où la sensibilisation et la dénonciation orchestrées par les jeunes eux-mêmes sont valorisées et prises très au sérieux.

  • Dénoncer la violence sans crainte de représailles
  • Favoriser un climat d’écoute au sein des établissements
  • Mobiliser élèves et personnels dans un combat commun
  • Utiliser la créativité comme arme contre le silence
  • Assurer une prise en charge rapide et adaptée des situations

Le rôle déterminant des lauréats dans la promotion de la justice et de la solidarité

Les lauréats du concours jouent un rôle fondamental bien au-delà de la simple récompense. Par leur travail, ils deviennent des porte-voix et des modèles pour leurs pairs en incarnant les valeurs de courage et de solidarité indispensables pour faire reculer la violence.

La reconnaissance par le ministère de l’Éducation nationale et les partenaires comme la MAE assure une visibilité précieuse à leurs initiatives. Ces jeunes acteurs s’inscrivent dans une tradition de lutte sociale où la dénonciation n’est jamais une trahison, mais un acte nécessaire à la justice.

Portraits de lauréats engagés

Jade, élève au collège Olympe-de-Gouges de Loupian, lauréate de la meilleure vidéo au niveau collège, témoigne de l’importance de l’écoute et du partage : « Je suis contente de pouvoir aider car je comprends ce que les personnes harcelées ressentent ». Son témoignage illustre combien l’implication personnelle donne du poids au message, contribuant à installer une réelle culture de la bienveillance.

Le lycée Jules Guesde, quant à lui, a symbolisé cette énergie collective en recevant son prix national en mai 2026, avec une vidéo percutante sur un thème sociétal majeur. Il s’agit là d’un exemple probant montrant que les établissements peuvent devenir des laboratoires d’innovation civique à travers la sensibilisation au harcèlement.

Les retombées positives à moyen terme

L’impact des actions menées par les lauréats ne se limite pas à une simple augmentation de la sensibilisation. De nombreux établissements impliqués observent une diminution tangible des incidents de harcèlement, meilleure prise en charge des victimes et renforcement de la solidarité entre élèves. Ces résultats concrétisent l’efficacité des stratégies combinées de prévention, dénonciation et soutien que promeut le concours.

Comment participer au concours « Non au harcèlement » ?

Le concours est ouvert à tous les élèves des écoles primaires aux lycées, ainsi qu’aux structures péri et extrascolaires. Chaque participant peut déposer une création originale sous forme d’affiche ou de vidéo de sensibilisation au harcèlement scolaire, en suivant les modalités définies chaque année par le ministère de l’Éducation nationale.

Quels sont les objectifs du dispositif pHARe ?

pHARe vise à prévenir le harcèlement, former les personnels éducatifs et les élèves ambassadeurs, et prendre en charge efficacement les situations de violence pour assurer un climat scolaire sain et sécurisé.

Quelles formes de violence scolaire le concours aborde-t-il ?

Le concours traite diverses formes de harcèlement, y compris le harcèlement verbal, physique, moral, cyberharcèlement, et des thématiques spécifiques telles que le revenge porn, comme démontré par le lycée Jules Guesde.

Quelle est l’importance de dénoncer la violence ?

Dénoncer la violence est un acte de courage et de solidarité qui permet de protéger les victimes, de sensibiliser la communauté scolaire, et de faire respecter la justice. Ce geste n’est jamais une trahison mais un moyen essentiel de lutte contre la violence.

Comment le ministère soutient-il les établissements dans cette lutte ?

Le ministère de l’Éducation nationale accompagne les établissements par des formations, la mise en œuvre du dispositif pHARe, la diffusion d’outils comme le numéro 3018, et la valorisation des initiatives via des concours et des récompenses.

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